Balayage, mèches, tie and dye… Tout savoir sur la coloration

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Pour ne plus se faire de noeuds et savoir vraiment ce qu’il faut demander lorsqu’on a envie de changer de couleur, de couvrir ses cheveux blancs ou de rendre son blond plus lumineux, voilà un petit glossaire de la coloration.

A l’approche de l’été ou en plein hiver, lorsqu’on ne supporte plus ses cheveux blancs ou que notre couleur naturelle nous paraît terne, il arrive parfois un moment où l’on a envie de passer entre les mains d’un expert pour trouver le ton et la technique ajustés à nos envies. Pas toujours facile cependant de s’y retrouver entre les différents termes et les typologies de coloration. Mathieu, coloriste, vous aide à y voir un peu plus clair pour savoir ce qui vous correspondra le mieux.

Le coloration d’oxydation

C’est la plus forte, celle qui “ouvre l’écaille du cheveu pour apporter de la couleur à l’intérieur”, explique Mathieu. Idéale pour couvrir les cheveux blancs parsemés sur l’ensemble de la tête, elle exige tout de même un entretien des racines régulier si on ne veut pas se retrouver avec une démarcation disgracieuse.

Pour qui ? À réserver quand on a beaucoup de cheveux blancs, ou pour éclaircir un cheveu naturel.

Le ton sur ton

Ce type de coloration est plus douce, avec un niveau d’oxydation deux fois moins fort que la coloration d’oxydation. En revanche -et en toute logique-, elle modifie moins la couleur naturelle. Pour Mathieu, elle est parfaite pour “apporter un reflet. Mais on ne pourra pas faire du blond sur une brune.”

Pour qui ? Celles qui ont peu de cheveux blancs ou qui souhaitent apporter de la brillance ou un reflet à leur chevelure. 

Les mèches et le balayage

On les confond souvent mais la technique n’est pas tout à fait la même. Pour un balayage, les cheveux sont laissés à l’air libre alors que les cheveux méchés, plus marqués au pinceau, sont placés dans du papier aluminium ou cellophane pour obtenir “un contraste fort, zébré, très dessiné”, rappelle Mathieu. Le balayage, majoritairement utilisé aujourd’hui, sensibilise moins le cheveu et peut se travailler à la main, au pinceau ou à l’éponge: “Et on reste en surface, pour un résultat plus fondu.”

Pour qui ? Celles qui ont des cheveux clairs et veulent camoufler leurs premiers cheveux blancs, ou celles qui souhaitent éclaircir, illuminer, apporter de l’éclat sur les pointes.
“90% du temps, les clientes veulent éclaircir leurs cheveux, révèle Mathieu. On utilise des produits de décoloration pour éclaircir et une coloration pour foncer.”

La coloration végétale

À base de plante ou de henné, elle ne contient aucun oxydant. “L’avantage de cette technique, explique Mathieu, c’est qu’elle modifie peu la couleur ou la luminosité et qu’il n’y a donc pas de démarcation au moment de la repousse.”

Pour qui ? Celles qui n’ont pas beaucoup de cheveux blancs, puisque ça ne va pas les colorer mais les teinter légèrement.

Le gloss

Appelé aussi vernis ou patine, le gloss est très utilisé puisqu’il n’éclaircit pas les cheveux et que son oxydation est très faible. “C’est du pigment pur, précise Mathieu. Le gloss ne va pas modifier la couleur mais l’entretenir. Si une cliente trouve que sa couleur a terni, on lui fera un gloss. Il permet de redonner un peu de peps, de refroidir ou au contraire de réchauffer une couleur.”

Pour qui ? Les cheveux déjà colorés. Sur cheveux naturel, le gloss ne se verra presque pas et partira au bout de quelques shampooings. Sur un cheveux coloré en revanche, le gloss pénètre mieux.

La décoloration

Lorsque l’on veut changer de tête -ou en tout cas de couleur- radicalement, une simple couleur ne suffit pas et il faut alors passer par l’étape de la décoloration. “Avec de la couleur, on peut éclaircir jusqu’à 3 ou 4 tons. Après, il faut décolorer, explique Mathieu. C’est un procédé chimique puissant, celui qui va le plus sensibiliser le cheveu. Il s’agit d’une poudre avec laquelle on mélange un oxydant qui retire toute la couleur du cheveu.” À savoir aussi qu’il est plus facile de décolorer un cheveu naturel puisqu’une couleur aura tendance à s’accrocher et nécessitera plusieurs décolorations afin de partir complètement.

Pour qui ? Celles qui ont envie de changer de tête et qui n’ont pas peur de faire davantage de soins. Les cheveux décolorés ont besoin d’être davantage hydratés que les autres avec des masques, des bains d’huile, des crèmes de jour, des huiles sèches sur les longueurs et pointes, ou des sprays sans rinçage. Sinon, “avec l’usure naturelle, le cheveu va devenir paille. Il faut donc les soigner.”

Le tie and dye

Il s’agit d’un éclaircissement localisé sur les longueurs et les pointes. Mathieu rappelle qu’il faut différencier le “vrai tie and dye qui a une démarcation très nette, un véritable côté bicolore, et le ombré hair pour lequel on garde une base foncée et on apporte un dégradé plus doux”. Les deux sont réalisés grâce à des techniques de balayage où l’on va, selon la couleur de base et celle choisie, apporter une décoloration ciblée.

Pour qui ? “En général, on ne le garde pas longtemps, confie Mathieu, c’est un effet de mode fun!”

Les températures baissent, mais pas le moral : les pulls sont moelleux, la théière parfumée et on se réfugie dans des lieux cosy le plus souvent possible ! Et si nos cheveux aussi avaient envie de chaleur ? Mathieu, notre coloriste expert, nous conseille le bronde, ce dégradé de couleurs qui sublime toutes les teintes.