Sulfate, paraben, silicone… Ennemis de nos cheveux ?

Certains mots inscrits sur les étiquettes de nos shampoings et soins font frémir tant leur réputation est mauvaise. Sulfate, paraben, silicone… Que faut-il éviter et au contraire privilégier lorsque l’on est dans une démarche naturelle pour prendre soin de ses cheveux ? Lydie, experte reporthair, nous éclaire.

Quand on achète un shampoing, à quoi faut-il faire attention sur l’étiquette ?

Il faut que ce soit sans sulfate et bio. Le mot “bio” peut être inscrit mais l’on peut trouver des pourcentages de sulfates dans le descriptif au dos. C’est ce qui est le plus nocif parce que c’est un composant synthétique, comme du plastique. Son réel actif est de créer de la mousse et donc de faire croire que ça rend les cheveux plus propres, alors que ce n’est pas le cas. Les sulfates peuvent engendrer pas mal de problèmes. Comme ça mousse, cela crée une humidité qui peut entraîner ou accentuer une perte de cheveux, et irriter le cuir chevelu.

Quels autres produits sont à proscrire et pourquoi ?

 

Le paraben est celui que l’on a découvert en premier et dont on a beaucoup parlé ces derniers temps. C’est un conservateur qui évite le développement des champignons dans les bouteilles de shampoings. Il vaut mieux acheter de plus petits contenants qu’on utilise plus rapidement. D’ailleurs les shampoings sans paraben sont naturellement vendus en plus petites quantités. Le silicone est un autre agent conservateur, que l’on retrouve parfois dans des produits bio. Il s’agit de graisse animale, qui va venir boucher les racines et les glandes sébacées. Le cheveu devient alors cassant, il ne respire pas, ce qui peut aussi engendrer des chutes de cheveux.

 

Faut-il privilégier les produits bio ou naturels dans ce cas ?

Je préfère le naturel au bio, mais ce sont des gestes à apprendre. Il y a un système de cure à mettre en place. Le premier mois d’utilisation d’un shampoing naturel, vos cheveux vont être plus ternes, parce qu’il n’y a pas tous ces composants qui graissent le cheveu et auxquels ils sont habitués. Et puis, petit à petit, le cheveu devient plus léger, moins cassant, moins fourchu. Il faut juste tenir le premier mois et prendre les bons réflexes.

 

Quels sont ces gestes ?

Un shampoing naturel se conserve 3 à 5 jours maximum, sinon on peut le fabriquer au jour le jour.
On prend par exemple 2 cuillères de poudre d’orties auxquelles on ajoute 20cl d’eau. L’ortie a des vertus assainissantes pour les cheveux qui ont tendance à graisser, et elle aide à la repousse. Il suffit de choisir la poudre qui correspond à son type de cheveux: la poudre d’avocat ou de coco sont par exemple très hydratantes. On peut acheter plusieurs paquets et mélanger les poudres entre elles.

 

Quels effets positifs
va-t-on obtenir sur nos cheveux ?

Vous verrez que vous pourrez les laver moins souvent parce qu’ils seront plus légers, la racine étant décollée. Là où l’air passe, il y a moins de sébum, le cheveu n’est donc pas chargé et la glande sébacée respire. Au bout d’un mois sans mauvais conservateurs, on a une sensation de cheveu plus fort, plus gainé.

Où peut-on trouver ces shampoings naturels ?

Dans des boutiques comme Bio c’ Bon ou Naturalia, qui proposent une gamme de poudres et d’huiles pour cheveux. Sinon la boutique et le site Internet Aroma Zone sont spécialisés dans les soins naturels. On y trouve toutes sortes d’huiles et de poudres, avec les recettes qui correspondent.


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